Dans l’enfer des sans-abris à Montréal

Les campements de sans-abri qui se multiplient à Montréal sont devenus le symbole frappant d’une crise qui s’aggrave, alimentée par le coût inabordable des logements, la dépendance, les problèmes de santé mentale et un système de refuges que certaines personnes vivant dans la rue estiment défaillant.

Les tentes, les biens abandonnés et les campements improvisés sont de plus en plus fréquents, alors que les gouvernements consacrent des milliards de dollars à différents programmes sociaux, tandis que de nombreux Canadiens vulnérables demeurent sans logement stable ni accès à des traitements.

Plusieurs personnes en situation d’itinérance à Montréal ont expliqué comment la dépendance, la hausse des loyers, l’incarcération et leurs propres choix les avaient poussées dans la rue.

« J’avais un logement, mais je n’ai pas fait ce que j’avais à faire. Ça m’a tout coûté », a confié une personne en situation d’itinérance à Rebel News. Une autre a reconnu que la consommation de drogues avait contribué à son itinérance, sans toutefois en être la seule cause. « Ça a contribué, oui. Bien sûr. Mais ce n’était pas la seule raison. »

Les entrevues ont également révélé pourquoi certaines personnes refusent de rester dans les refuges, malgré les dangers liés au fait de dormir dehors.

« Parce qu’on ne veut rien savoir des refuges », a expliqué un homme, évoquant les horaires imposés pour les repas, les douches et les couvre-feux. « J’ai 57 ans, tu ne vas pas me dire quoi faire. »

D’autres ont parlé de vols, de conditions dangereuses et d’employés qui, selon eux, ne seraient pas suffisamment formés pour intervenir lors de surdoses. Un résident affirme avoir perdu « entre 20 000 et 30 000 $ de biens » qui lui auraient été volés pendant deux années passées dans un refuge.

La consommation de drogues demeure très visible dans les campements. Une personne a reconnu : « Je consomme un peu de cannabis et un peu de speed », tandis qu’une autre a admis consommer des drogues dures et pouvoir rester éveillée pendant plusieurs jours.

Rebel News a également interrogé les résidents au sujet des politiques dites de « réduction des méfaits ». Lorsqu’on lui a demandé si le fait de fournir gratuitement des drogues aidait réellement les consommateurs, une personne a répondu : « Non. Honnêtement, non. »

À l’approche de l’hiver, plusieurs affirment qu’ils resteront dehors.

« On a toujours peur de l’hiver », a déclaré un résident. « Sinon, on va renforcer les tentes. »

Ces témoignages dressent le portrait sombre d’un système qui peine à faire passer les personnes de la simple survie vers le rétablissement, la stabilité et la réintégration dans la société.

PETITION: Fix Our Cities!

25,952 signatures
Goal: 40,000 signatures

Canada's urban centres are spiraling into decay and chaos, with rampant crime, open drug use, and rising poverty turning once-desirable cities into places of fear. From violent knife attacks on Toronto’s public transit to open-air drug markets in Vancouver, these cities are becoming unrecognizable and unsafe, especially for families. Homeless encampments now dominate public parks and playgrounds, where drug paraphernalia litters spaces meant for children. And it’s not just Toronto and Vancouver — cities across the country are suffering as law and order give way to failed progressive policies. Sign our petition and follow our reporters as we investigate the true causes behind this urban decay and reveal what the mainstream media won’t.

Will you sign?

Alexandra Lavoie

Quebec based Journalist

Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.

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