Des militants anticapitalistes ciblent des épiceries avec des vols pour faire passer un message marxiste
Ces militants anticapitalistes semblent moins préoccupés par les monopoles gouvernementaux, comme la société provinciale de vente d’alcool du Québec, qui affiche des marges de profit bien plus élevées que celles des chaînes d’épicerie.
Est-il acceptable de voler quelque chose lorsque l’acte est commis au nom d’une bonne cause ? C’est précisément ce que semble croire le collectif militant anticapitaliste connu sous le nom de ‘Robin des ruelles’.
Le 30 avril, des militants masqués liés au groupe ont revendiqué la responsabilité de plusieurs vols coordonnés visant des épiceries à travers le Québec.
Des milliers de dollars de nourriture ont été volés avant d’être redistribués lors de manifestations à Québec les 1er et 2 mai. Des sacs remplis d’épicerie volée ont été distribués avec le message : « c’est gratuit parce que c’est volé ».
À Montréal, des militants ont même installé une table avec une bannière indiquant : « nourriture volée, servez-vous ».
‘Robin des ruelles’ affirme cibler ce qu’ils appellent la « mafia alimentaire », en blâmant les grandes chaînes d’épicerie pour la hausse du coût de la vie et en dénonçant les profits des entreprises.
Il est vrai que le coût de la vie augmente fortement, et que de nombreuses familles peinent à payer leur épicerie — mais cela justifie-t-il le vol ?
Les grandes chaînes comme Loblaws fonctionnent généralement avec des marges de profit net relativement faibles, utilisées pour payer les employés, réinvestir dans les opérations, couvrir les pertes liées au vol, maintenir les chaînes d’approvisionnement et faire fonctionner les magasins.
Ces anarchistes anticapitalistes semblent moins préoccupés par les monopoles gouvernementaux, comme la société provinciale de vente d’alcool du Québec, qui affiche des marges de profit bien plus élevées que celles des épiceries.
Apparemment, les profits élevés ne sont un problème que lorsqu’ils proviennent du secteur privé, et non de l’État.
Le collectif ‘Robin des ruelles’ cible les grands détaillants depuis des mois. Ce qui peut être encore plus surprenant, c’est le niveau de soutien public que ces actions reçoivent, comme si les crimes commis au nom de la justice sociale étaient plus acceptables.
Il ne s’agit pas seulement du prix des aliments : il s’agit de promouvoir une idéologie marxiste et anticapitaliste, où le chaos, le désordre et l’intimidation deviennent des outils politiques normalisés — et où le public semble de plus en plus disposé à l’accepter tant que la cible est une grande entreprise ou un adversaire idéologique.
Mais un crime reste un crime, et lorsqu’une société commence à tolérer des crimes idéologiques, elle perd souvent le contrôle de la ligne à ne pas franchir.
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.