Des « règles de civilité » à l’école pour lutter contre la délinquance et l’irrespect ? Un nouvel échec du gouvernement du Québec

Le Québec va désormais imposer l’usage du vouvoiement et des formules de politesse dans les écoles afin de lutter contre l’impolitesse et le manque de respect. Cette mesure est vouée à l’échec, et voici pourquoi.

Pourquoi personne ne parle-t-il du véritable problème derrière les nouvelles « règles de civilité » du Québec dans les écoles, censées répondre à la montée de la délinquance et de l’irrespect chez les élèves ? Analysons la situation.

D’abord, un peu de contexte. En grandissant, ma mère m’a appris que lorsque je m’adressais à une personne plus âgée — ou à un inconnu — je devais utiliser la forme formelle et polie du « vous » en français, et non le « tu ». On m’a aussi appris à dire Madame et Monsieur comme marque élémentaire de respect.

Dans la culture québécoise, tutoyer quelqu’un que l’on ne connaît pas est perçu comme irrespectueux. J’en ai fait l’expérience directe lors du débat des chefs fédéraux en 2021. Je me suis adressé à notre ancien premier ministre Justin Trudeau en le vouvoyant — et il m’a répondu en me tutoyant. Cela a choqué de nombreux Québécois francophones, car cela a été largement perçu comme un signe de manque de respect flagrant.

Aujourd’hui, le gouvernement du Québec croit qu’en forçant les élèves à dire vous, Madame et Monsieur, il pourra freiner la montée du manque de respect verbal et physique dans les classes.

Soyons clairs : cela ne changera absolument rien. Et voici pourquoi.

Avant tout, le respect s’apprend à la maison. Si les parents n’enseignent pas à leurs enfants les règles de base du savoir-vivre et de la responsabilité, aucune politique gouvernementale ne pourra y remédier. Toute solution imposée d’en haut commence déjà du mauvais pied.

Deuxièmement, la technologie. Les enfants d’aujourd’hui sont constamment rivés à leurs appareils intelligents, immergés dans des contenus et des interactions en ligne qui érodent activement les normes sociales traditionnelles, l’autorité et le respect.

Puis est arrivée la COVID-19. Les enfants ont été isolés, stigmatisés et déstabilisés. On les a qualifiés de « super-propagateurs », on leur a dit qu’ils pouvaient tuer leurs grands-parents, et on les a coupés des interactions sociales normales. Beaucoup ont subi une profonde déshumanisation — séparés de leurs amis et des environnements sociaux où s’apprennent l’empathie, les limites et le respect.

Parallèlement, le Québec a connu une forte hausse de l’immigration de masse. Des enfants sont arrivés de régions où les conceptions de l’autorité, de l’égalité hommes-femmes et des normes sociales peuvent différer considérablement des valeurs occidentales. Les politiques d’intégration au Canada ont échoué pour bon nombre de ces nouveaux arrivants, créant de véritables chocs culturels dans les salles de classe.

Considérons ceci : au Québec, environ 77 % des enseignants sont des femmes. Selon des données démographiques de 2022, dans certaines écoles de la région de Montréal, entre 60 % et 100 % des élèves sont issus de l’immigration.

Sommes-nous vraiment surpris de voir augmenter l’irrespect, la défiance et le refus de l’autorité ?

Les enseignants ont peur d’en parler ouvertement. Critiquer l’échec des politiques d’intégration, ou même simplement soulever des inquiétudes, peut rapidement mener à être étiqueté comme raciste, xénophobe ou d’extrême droite. Dans certains cas, cela peut même coûter leur emploi à des éducateurs.

La question demeure donc : ces nouvelles règles de civilité feront-elles une différence ?

Non. On ne peut pas légiférer le respect.

Les véritables problèmes — la défaillance parentale, la surexposition technologique, les dommages causés par la pandémie, l’immigration de masse et l’échec de l’intégration — doivent être abordés en priorité. Tout le reste n’est que cosmétique.

Encore une fois, l’État-nounou croit pouvoir résoudre des problèmes systémiques complexes à coups de règles superficielles, sans jamais nommer — ni corriger — les causes profondes.

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Alexandra Lavoie

Quebec based Journalist

Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.

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