Une personne non binaire coûte 500 $ à un salon de coiffure en raison d’un formulaire de réservation
Le différend a débuté à cause d’un formulaire de réservation en ligne qui ne proposait que les options « homme » ou « femme » pour une coupe de cheveux. L’activiste Alexe Frédéric Migneault a déposé une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (CDPDJ).
Alexa Lavoie s’est rendue sur le terrain à Longueuil, devant le salon Station 10 — la petite entreprise visée par une plainte devant le Tribunal des droits de la personne déposée par l’activiste non binaire Alexe Frédéric Migneault.
Le litige est né d’un formulaire de réservation en ligne qui n’offrait que les options « homme » ou « femme » pour une coupe de cheveux. Migneault, qui a refusé de sélectionner l’une ou l’autre option, a affirmé que cela l’aurait forcé(e) à mentir sur son identité personnelle et a déposé une plainte à la CDPDJ. Durant le processus, le salon a modifié son site web et offert trois coupes gratuites, mais a refusé de verser l’indemnité de 500 $ recommandée dans la décision de la Commission.
Migneault a ensuite porté l’affaire devant le Tribunal des droits de la personne, réclamant 12 500 $ en dommages pour discrimination alléguée et détérioration de la santé mentale. Finalement, le Tribunal a ordonné au salon de verser 500 $ à l’activiste. Les propriétaires de Station 10 disposent maintenant de 30 jours pour porter la décision en appel.
Alexa Lavoie a posé la question directement aux citoyens dans la rue.
« Je ne pense pas que ça existe, une coupe non binaire », a lancé un homme sans détour.
Un autre a ajouté : « Ça ne change rien, que ce soit une coupe pour homme, femme ou non binaire. Je ne vois pas… »
Plusieurs ont exprimé leur incompréhension.
Interrogé sur la signification du terme « non binaire », un passant a répondu : « Non. » Après explication, sa réaction fut simple : « Woah ! »
Un autre a admis : « Je ne savais pas que ça existait. »
Certains ont affirmé soutenir la liberté individuelle, tout en remettant en question le recours judiciaire.
« Tout le monde est libre de faire ce qu’il veut », a dit un homme. « Mais créer une jurisprudence avec ça… je trouve ça excessif. Ça va trop loin. »
Le montant réclamé a également suscité des réactions.
« Est-ce que c’est exagéré, 12 000 $ pour ça ? Juste parce qu’on demande homme ou femme ? » a demandé un résident.
Un autre a répondu : « Non, non… Je ne vois pas en quoi l’absence de coupe non binaire vaut 12 000 $. »
Un résident a soulevé la question du précédent : « S’ils ne vont pas en appel, ça va donner des idées à d’autres d’aller se plaindre à d’autres commerces… Alors, où ça s’arrête ? »
Un autre a résumé l’ambiance générale : « Je n’ai rien contre eux… c’est juste que je trouve ça vraiment ridicule. »
Devant Station 10, les opinions étaient partagées — mais plusieurs se demandaient si l’affaire n’était pas allée trop loin.
Alexa Lavoie a transmis des questions à Alexe Frédéric Migneault, qui a répondu peu avant la publication. Les réponses ont été intégrées au reportage.
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.