ALTO : des agriculteurs de Mirabel dénoncent un projet opaque et destructeur

Des agriculteurs de Mirabel sonnent l’alarme contre le projet de train à grande vitesse ALTO, qu’ils dénoncent comme opaque, coûteux et potentiellement destructeur pour leurs terres. Alors que le ministre François-Philippe Champagne est déjà au cœur d’une controverse éthique liée au projet de 90 milliards de dollars, des producteurs agricoles craignent maintenant de revivre le traumatisme des expropriations de l’aéroport de Mirabel.

Alors que le projet de train à grande vitesse ALTO continue de susciter des questions, des agriculteurs de Mirabel sonnent l’alarme. Rencontrée à Montréal lors du congrès du Parti libéral du Canada, Lise Beauchamp, productrice agricole, affirme que plusieurs fermes pourraient être lourdement affectées par le tracé envisagé.

« On a déjà été expropriés pour l’aéroport, donc on sait c’est quoi des expropriations », rappelle-t-elle, faisant référence au traumatisme laissé par le projet de l’aéroport de Mirabel. Selon elle, le problème ne se limite pas à une bande de terrain expropriée. « On nous dit qu’on va nous exproprier 60 mètres. Ce n’est pas là le dommage. Le dommage est vraiment l’accès », explique-t-elle.

Contrairement à un train conventionnel, un TGV ne permettrait pas de passages à niveau. Beauchamp craint donc que les agriculteurs soient forcés de faire « des détours de 30, 40, 50 kilomètres » pour accéder à leurs champs ou nourrir leurs animaux. « Là, si nos terres sont coupées […] ça ne devient plus réalisable », dit-elle.

Elle dénonce aussi un manque de transparence. « Comment on n’est pas consultés, comment tout se fait… Ce n’est pas transparent », affirme-t-elle. Déjà, des producteurs auraient reçu des demandes d’accès à leurs terres pour effectuer des analyses. « Quand on reçoit des avis qu’on veut faire des tests de sol, on se doute bien d’où est-ce que le projet de TGV va passer », ajoute-t-elle.

La controverse politique s’ajoute au dossier. Le ministre François-Philippe Champagne s’est récusé du projet, alors que sa conjointe occupe un poste élevé lié à ALTO. Interrogée sur l’éthique de la situation, Beauchamp répond : « Il y a beaucoup de choses qui nous inquiètent, dont celle-là. »

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10,118 signatures
Goal: 15,000 signatures

Ottawa is advancing ALTO — a proposed 300 km/h rail line from Toronto to Quebec City — with a projected cost of $90 billion and no guarantee that'll be the end of it.

The plan would carve a 1,000-kilometre corridor up to 60 metres wide through productive farmland and private property, dividing communities and affecting families who receive little to no benefit. In many stretches, there are no rural stations planned at all.

Other megaprojects have spiralled in cost and delay. Meanwhile, consultations are closing quickly, and concerns remain about expropriation, oversight, and accountability.

Before billions more are committed and land is permanently disrupted, Canadians deserve transparency and a full public debate.

Will you sign?

Alexandra Lavoie

Quebec based Journalist

Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.

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