Cuba: un exilé témoigne de la dictature
Ernesto Almeida, exilé cubain au Québec, dénonce la misère, la répression extrême et le contrôle total de l’information sous la dictature castriste, affirmant que Cuba est « la tête du Serpent communiste en Amérique » qui exporte son savoir-faire répressif au Venezuela en échange de pétrole.
Article by Rebel News staff
Alexa Lavoie, pour Rebel News, a recueilli le témoignage d’Ernesto Almeida, Cubain exilé au Québec depuis 25 ans. Alors que la récente capture de Nicolás Maduro par les forces américaines place Cuba sous les projecteurs, cet ancien carrossier ayant travaillé pour les ministères cubains dresse un portrait accablant de la réalité quotidienne sous le régime castriste. « Une fois que tout travaillait dans le système militaire, tout en avait droit à tout, mais une fois que tout sortait de ces places-là, c’était épouvantable, c’était la misère à grandeur du pays », raconte-t-il.
Il évoque une répression omniprésente : « Imaginez-vous que même pour manger un steak de bœuf, tu peux aller en prison. » Ernesto dénonce la propagande qui séduit encore à l’étranger : « On montre au Québec que le socialisme, le communisme, ce sont les merveilles mondiales, il les montre les plages […] mais la majorité de ces gens-là, ils ont des connexions avec des familles qui travaillent pour les gouvernements. »
Il insiste sur le contrôle absolu : « Une fois qu’un gouvernement dictatorial contrôle la communication, l’information et l’éducation, ils changent les cours de l’histoire. » Concernant l’axe Cuba-Venezuela, il est catégorique : « La tête du Serpent communiste en Amérique, c’est Cuba. » C’est pourquoi, selon lui, la garde rapprochée de Maduro était composée d’agents cubains, formés à La Havane, en échange du pétrole vénézuélien. Sur une éventuelle intervention américaine à Cuba, Ernesto reste prudent mais voit une opportunité historique.
Il rappelle la prospérité de l’île avant 1959 et place son espoir dans les exilés de Miami et des figures comme Marco Rubio. Son message final aux Cubains de l’île est sans détour : « Es ahora o nunca. […] La Libertad Carajo. »
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.