Désarmement des Canadiens : une mesure qui vise uniquement les propriétaires légaux
Le gouvernement fédéral poursuit son programme très controversé de rachat d’armes dites prohibées, une initiative qui cible exclusivement les armes acquises légalement par des citoyens respectueux des lois, et non celles détenues illégalement par des criminels.
Depuis janvier 2026, Ottawa accélère la mise en œuvre de son programme de rachat d’armes prohibées à l’échelle nationale, visant principalement les armes de style « Dassault ». Les propriétaires ont jusqu’au 31 mars 2026 pour s’inscrire au programme, tandis que l’amnistie les protégeant contre des accusations criminelles prendra fin le 30 octobre 2026.
Pour Guy Morin, président des clubs et champs de tir du Québec, cette démarche soulève de sérieuses inquiétudes. « Les propriétaires ont reçu une lettre ou un courriel de la GRC pour leur indiquer la marche à suivre, mais la seule chose qu’on sait, c’est qu’il faut s’inscrire sur un site web et déclarer ce qu’on possède, pour peut-être, peut-être être compensé », explique-t-il.
Selon lui, le programme est plafonné dès le départ. « On parle d’un montant qui va permettre de compenser environ 1 à 2 % des propriétaires, et au final, ils vont ramasser peut-être 5 % des armes bannies. » Il souligne qu’aucune indemnisation n’est garantie : « Même si tu t’inscris et qu’ils acceptent ton dossier, ça se peut qu’à la fin, il n’y ait plus d’argent. »
Guy Morin critique également l’évaluation des armes remises. « Ce sont des armes usagées. Le montant peut changer. Quelqu’un qui pense recevoir 2 000 $ pourrait se retrouver avec un chèque de 1 000 $. »
Il estime que ces mesures visent uniquement les citoyens respectueux des lois. « Le gouvernement ne contrôle pas ce qui est illégal. Il contrôle seulement ce qui est légal. Les criminels, eux, ne rendent pas leurs armes. »
Rappelant que « le contrôle des armes a commencé au Québec », Guy Morin annonce un rassemblement pancanadien le 28 février à 10 h devant l’Assemblée nationale. « C’est ici que ça a commencé, et c’est ici qu’on doit régler ce dossier. »
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.