Ruée vers les dernières bouteilles américaines à la SAQ
Le vidéographe Guillaume Roy s’est rendu à l’ouverture de la succursale SAQ Dépôt du Marché Central, à Montréal. Une dizaine de clients faisaient déjà la file pour entrer à l’intérieur, plusieurs avec pour objectif précis l’achat de vins américains.
Depuis le 4 mars 2025, le gouvernement du Québec interdit la vente de produits alcoolisés en provenance des États-Unis. Cette décision a été prise en réponse aux droits de douane imposés sur les produits canadiens. Résultat : pour une valeur estimée à plus de 27 millions de dollars, des produits américains ont été retirés des tablettes de la société d’État.
À partir du 12 février 2026, certains produits américains dont la qualité pourrait être altérée d’ici mars 2027 ont été remis exceptionnellement en vente pour une seule journée, afin d’écouler les stocks et de remettre les profits à des banques alimentaires.
Le vidéographe Guillaume Roy s’est rendu à l’ouverture de la succursale SAQ Dépôt du Marché Central, à Montréal. Une dizaine de clients faisaient déjà la file pour entrer à l’intérieur, plusieurs avec pour objectif précis l’achat de vins américains.
« Ça faisait longtemps que j’avais envie de vin américain, alors aujourd’hui, on a oublié le boycott. »
« Je me suis forcé parce que c’est pour une bonne cause, sinon je n’en aurais pas acheté. »
Certains clients ont également remis en question l’efficacité réelle du boycott. « De toute façon, à l’épicerie, on achète toutes sortes de produits américains. »
« Ça n’affectera pas vraiment les Américains… on est un contre dix. »
Pour plusieurs consommateurs, cette mesure entraîne des conséquences concrètes, tant sur le plan du choix de produits que sur le prix. Au final, ce geste politique, perçu par certains comme idéologique et symbolique, soulève une question de fond : qui est réellement pénalisé par ce boycott — les producteurs américains, la société d’État ou les consommateurs québécois eux-mêmes?