« Vous êtes libre de quitter le Canada » : un policier retiré de la patrouille
La vidéo virale omet une partie importante de l’histoire : le conducteur a reçu neuf contraventions depuis 2025 et attend son procès dans trois dossiers criminels distincts impliquant des allégations d’incendie criminel, de coups de feu, d’armes et de menaces.
Une interception routière devenue virale en Montérégie a déclenché des accusations de racisme après qu’un policier a déclaré à un conducteur : « Si vous n’êtes pas heureux au Canada, vous êtes libre de partir. »
Le conducteur, Abel Junior Sylla, a immigré au Canada depuis la Guinée. Lors de l’échange, Sylla a accusé le policier de racisme et de discrimination, provoquant la réponse « controversée » captée dans la vidéo.
🚨A police officer in Montérégie is under scrutiny after telling a driver of Guinean origin whom he had pulled over, and who is already awaiting trial in three separate criminal cases, “If you’re not happy to be in Canada, you’re free to leave.”
— Alexandra Lavoie (@ThevoiceAlexa) July 16, 2026
The officer has been removed from… pic.twitter.com/6YjnNTRUaA
Mais le débat public a largement passé sous silence les antécédents de Sylla auprès des policiers et des tribunaux.
Depuis le début de 2025, Sylla aurait été intercepté à plusieurs reprises dans la grande région de Montréal et aurait reçu neuf constats d’infraction. Les infractions reprochées comprennent notamment des excès de vitesse, la conduite sans permis valide et la conduite d’un véhicule alors que son permis était suspendu en raison d’amendes impayées.
Sylla attend également son procès dans trois dossiers criminels distincts. Les accusations concernent notamment un incendie criminel et la décharge d’une arme à feu à Laval, la conduite dangereuse à Montréal, ainsi que la possession d’une arme dans un dessein dangereux et des menaces à Longueuil. Ses procès seraient prévus pour la fin août et le début septembre.
Pendant ce temps, le policier impliqué a été retiré de ses fonctions de patrouille et réaffecté à des tâches administratives pendant qu’une enquête interne est menée.
La question centrale demeure : les propos du policier étaient-ils racistes ou simplement inappropriés?
La même déclaration aurait-elle provoqué une indignation nationale si elle avait été adressée à un immigrant européen? Où l’accusation de racisme a-t-elle éclipsé les circonstances entourant l’interception et le dossier du conducteur?
Lors d’une entrevue accordée à TVA, Sylla a affirmé qu’il craignait désormais ce qui pourrait lui arriver.
Il avait peur quand il s'est fait dire que s'il n'aime pas le Canada, il est libre de quitter. Pauvre petit ange.
— S. J. P. (@KeyserSozai) July 16, 2026
Il n'avait pas peur quand il a allumé un incendie criminel, conduit dangereusement et déchargé une arme à feu à Laval par contre.
J'espère que ce genre d'événement… pic.twitter.com/leHtBqMyGG
Les critiques soutiennent que cette controverse montre à quel point les accusations de racisme peuvent rapidement dominer un récit avant même que tous les faits pertinents soient examinés. Ils préviennent également que le fait de qualifier automatiquement des policiers de racistes pourrait compliquer leur travail et les décourager d’intervenir de manière décisive.
Alexandra Lavoie continuera de suivre les procès à venir de Sylla et présentera des mises à jour à mesure que les dossiers progresseront devant les tribunaux.
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.