Analyse des réponses de PSPP avec Gabriel Giguère
Gabriel Giguère dresse un constat sans appel : le Québec paie beaucoup plus cher pour ses infrastructures, tout en voyant leur état se détériorer et sa dette exploser. Entre un refus d’exploiter ses ressources naturelles et une bureaucratie en expansion, il avertit que le modèle actuel n’est tout simplement plus viable.
Dans le cadre d’une analyse, Alexa Lavoie s’est entretenue avec Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’Institut économique de Montréal, afin de revenir sur les propos de Paul St-Pierre Plamondon concernant l’économie, l’énergie, le rôle du privé et la gestion de l’État. L’échange met en lumière plusieurs enjeux structurants et des débats qui demeurent ouverts.
Sur la question énergétique, Gabriel Giguère souligne que « ce n’est pas le rôle du politique de nous expliquer ce qui est rentable ou non », insistant plutôt sur l’importance d’un « cadre réglementaire fiable » pour attirer les investissements. Il rappelle également le potentiel économique des ressources québécoises : « la réserve Utica… c’est autour de 93 milliards de dollars », tout en notant une certaine hésitation politique face à leur exploitation. Selon lui, cela crée une forme de contradiction : « on ne veut pas exploiter le gaz du Québec », alors même que la province continue d’en importer.
Concernant l’électricité, il nuance un discours souvent entendu : « il faut arrêter de dire que c’est notre richesse », évoquant la fin des surplus et une demande appelée à croître rapidement. Dans ce contexte, il estime que le Québec pourrait envisager une diversification énergétique, notamment pour renforcer sa position à l’international : « on pourrait être un partenaire fiable ».
Sur le plan de la santé, Giguère met de l’avant le rôle potentiel du privé : « les agences… permettent de retenir les infirmières dans le réseau ». Il cite également des exemples européens pour illustrer les effets de la pratique mixte, notant « une augmentation de 5,2 heures travaillées » chez les médecins.
Enfin, sur la question de la bureaucratie, il observe une tendance marquée : « 55 % de la croissance des emplois… provient du secteur public ». Selon lui, une réflexion s’impose : « il faut réduire la taille de l’État », notamment dans un contexte de déficits où « il n’y a pas d’argent… il faut couper à quelque part ».
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.