Danielle Smith relance le débat énergétique le plus tabou du Québec

Il existe un contraste frappant entre l'Alberta et le Québec lorsqu'il est question de politique énergétique, malgré un appui grandissant des Québécois au développement des ressources gazières locales.

Bien que la première ministre albertaine, Danielle Smith, ait reçu un accueil chaleureux lors de sa récente visite au Québec, son message s'est rapidement heurté à une réalité bien enracinée : la classe politique québécoise demeure largement réticente à l'idée de développer les ressources naturelles de la province.

Selon un sondage réalisé en 2025 par Synopsis Recherche, 59 % des Québécois appuient le développement du gaz naturel au Québec. Cette proportion grimpe à 77 % lorsque l'exploitation des ressources est présentée comme un moyen de réduire la dépendance envers les États-Unis.

Pourtant, malgré d'importantes réserves de gaz naturel dans son sous-sol, le Québec continue d'importer la quasi-totalité du gaz qu'il consomme. La grande majorité de cet approvisionnement transite par l'Ontario en provenance de l'Alberta et des États-Unis, alors que de nombreux Québécois ignorent toujours l'origine réelle de l'énergie qu'ils utilisent au quotidien.

Lors de son passage au Québec, Danielle Smith a entamé son allocution en français, a discuté de la possibilité d'un corridor énergétique Alberta–Québec avec la ministre québécoise de l'Économie, Christine Fréchette, et a défendu l'autonomie provinciale face à l'ingérence du gouvernement fédéral.

L'un des moments les plus marquants de son intervention est survenu lorsqu'elle a comparé les restrictions imposées par Ottawa au secteur énergétique albertain à ce que ressentiraient les Québécois si le gouvernement fédéral tentait de limiter le développement hydroélectrique du Québec.

Cette comparaison a mis en lumière une frustration grandissante en Alberta face à l'intervention fédérale dans des domaines traditionnellement considérés comme relevant des compétences provinciales.

Danielle Smith a également indiqué qu'elle appuierait toute éventuelle démarche visant à développer les ressources gazières du Québec, affirmant que l'Alberta serait prête à partager son expertise si la province décidait d'aller de l'avant.

Cependant, alors que le Parti québécois et le Parti libéral du Québec ne montrent que peu d'intérêt à rouvrir ce débat, une question demeure : la classe politique québécoise est-elle prête à reconsidérer sa position?

À une époque marquée par l'incertitude économique, les tensions commerciales avec les États-Unis et les préoccupations croissantes liées à la sécurité énergétique, la visite de Danielle Smith a ravivé une question que plusieurs croyaient réglée depuis longtemps : pourquoi le Québec continue-t-il d'importer son énergie d'ailleurs tout en refusant d'envisager sérieusement le développement de ses propres ressources?

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Alexandra Lavoie

Quebec based Journalist

Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.

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