« D’où vient l’argent ? » - Duhaime sur la mouvance d’extrême gauche au Québec
Au restaurant Chez Alexandre, à Montréal, Rebel News s’est entretenu avec le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime. Le sujet : les syndicats et leur association avec des mouvements radicaux d’extrême gauche.
L’entrevue avec le chef du parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, fait suite à la manifestation syndicale du 29 novembre dernier, au cours de laquelle plusieurs groupes d’extrême gauche se sont joints au rassemblement, et où le caméraman de Rebel News, Guillaume Roy, a même été blessé. Une situation qui, selon M. Duhaime, illustre un glissement idéologique préoccupant.
D’entrée de jeu, il dresse un portrait chiffré du pouvoir syndical au Québec. « Au Québec, c’est près de 40 % des travailleurs qui sont syndiqués », rappelle-t-il, comparativement à « en bas de 30 % au Canada anglais » et « 10 % aux États-Unis et en France ». Cette forte syndicalisation se traduit, selon lui, par des moyens financiers colossaux : « Annuellement, les travailleurs québécois versent environ 1,5 milliard de dollars aux centrales syndicales. »
Pour Éric Duhaime, le problème dépasse la simple représentation des travailleurs. « Ils n’ont pas le choix de cotiser, l’argent est saisi directement sur le chèque de paie », souligne-t-il, ajoutant que ces organisations bénéficient de « privilèges qu’aucune autre organisation n’a ». Il dénonce également l’utilisation politique des cotisations : « Ce n’est pas normal qu’on saisisse l’argent sur votre salaire pour acheter de la publicité et faire campagne contre le parti pour qui vous votez. »
Son appui au projet de loi 3 repose sur trois piliers : « la transparence, la démocratie syndicale et les cotisations facultatives ». Selon lui, « quand tu as des privilèges, ça vient avec des obligations ».
Enfin, M. Duhaime se dit inquiet de la proximité entre syndicats et groupes radicaux. « Il y a une complaisance envers l’extrême gauche au Québec qui est dangereuse », affirme-t-il, appelant à documenter le financement de ces mouvements. « La première question qu’il faut se poser, c’est : d’où vient l’argent? »
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.