EL MENCHO MORT : Une opération appuyée par Trump secoue le Mexique

Les forces spéciales mexicaines ont tué Nemesio « El Mencho » Oseguera Cervantes lors d’un raid dimanche, plongeant certaines régions du pays dans le chaos.

Au moment d’enregistrer ce reportage — dimanche après-midi — seules quelques heures se sont écoulées depuis une vaste opération militaire mexicaine menée dans l’État du Jalisco, qui a conduit à la capture et à la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », chef du Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG).

Washington avait placé une prime de 15 millions de dollars sur sa tête. Mais alors que des véhicules brûlaient et que des routes étaient bloquées dans la foulée de l’opération, une question demeure : et maintenant ? En direct du Mexique, le rédacteur en chef de Libre Média, Jérôme Blanchet-Gravel, a qualifié l’opération d’historique — et politiquement révélatrice.

« Avec Trump, on peut penser qu’il y aura d’autres opérations de ce genre. Cela dit… c’est déjà un exploit », affirme-t-il.
Blanchet-Gravel rappelle le contexte politique mexicain. Depuis 2018, les gouvernements du MORENA (Movimiento de Regeneración Nacional) ont adopté ce qu’il décrit comme la doctrine des « abrazos, no balazos » — « des câlins, pas des balles ». Une politique de non-intervention dans la guerre contre les cartels. « Et ça n’a pas fonctionné. Malheureusement. »

Selon lui, le véritable tournant est venu de la pression américaine.« C’est quand même un succès de l’administration Trump d’avoir forcé — d’abord López Obrador, puis aujourd’hui Mme Sheinbaum — à intervenir enfin avec la force nécessaire. Donc, encore une fois, c’est l’ombre de Donald Trump. »

Sans cette pression ? « Non, je ne pense pas que cela aurait été possible — du moins pas à cette échelle. »
Mais il met en garde contre tout triomphalisme. « Avec les cartels, vous coupez une tête et huit repoussent. Ce n’est pas la fin du narcotrafic. »

Il souligne également le paradoxe fondamental : « Les cartels mexicains sont armés avec des armes américaines… Donc, pour les Américains, ce n’est pas totalement cohérent. »

Au final, estime Blanchet-Gravel, le narcotrafic est « une économie en soi », soutenue par la corruption, la demande américaine et la réalité géographique. « Ce n’est pas la fin », conclut-il, « mais peut-être assisterons-nous à une reconfiguration » — susceptible de modifier, au moins temporairement, l’équilibre sécuritaire de part et d’autre de la frontière.

Donate Now!

Support Rebel News Field Reports! Your contribution helps our fearless journalists travel across the country to report on the stories mainstream media refuses to cover. Whether it's exposing government overreach, giving a voice to the voiceless, or documenting on-the-ground protests and events, Rebel News is dedicated to bringing you the unfiltered truth. With your help, we can continue to challenge censorship and provide Canadians with real, independent journalism. Please donate today to keep our Field Reports team on the frontlines!

Amount
$

Alexandra Lavoie

Quebec based Journalist

Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.

COMMENTS

Be the first to comment

Please check your e-mail for a link to activate your account.