François Legault démissionne de son poste de premier ministre du Québec !
Legault a annoncé sa démission mercredi lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale à Québec.
Le paysage politique québécois a été ébranlé cette semaine par la démission du premier ministre François Legault, un geste qui a immédiatement suscité des comparaisons avec de récentes transitions de leadership au niveau fédéral. Selon Nicolas Gagnon, directeur québécois de la Fédération canadienne des contribuables, le sentiment de déjà-vu est difficile à ignorer.
« Je pense qu’on peut tous s’entendre pour dire qu’on a un sentiment de déjà-vu », a déclaré Gagnon, soulignant que le départ de Legault rappelle la stratégie libérale observée à Ottawa. « Ça ressemble à ce qu’on a vu l’an dernier, lorsqu’un chef profondément impopulaire a quitté son poste en espérant qu’une course à la chefferie puisse remettre les compteurs à zéro. »
Gagnon estime que Legault a peut-être calculé que le même “miracle” pourrait se produire pour la Coalition Avenir Québec. « Les libéraux étaient au plus bas dans les sondages et, quelques mois plus tard, ils étaient de retour avec un nouvel élan », a-t-il expliqué. « Mais pour que ça se reproduise, il faudrait que beaucoup de planètes s’alignent. »
Il soutient que la démission de Legault est davantage liée à une perte de confiance qu’à une stratégie politique. « Il y avait un manque de confiance, non seulement chez les Québécois, mais aussi au sein de son propre caucus », a affirmé Gagnon, en faisant référence à une série de départs très médiatisés. « Quand même Christian Dubé, son meilleur ami, démissionne juste avant Noël, ça devient inévitable. »
Au-delà des personnalités, Gagnon attribue une grande part de la responsabilité à la gestion gouvernementale. « Il y a eu de bonnes mesures », a-t-il reconnu, citant les baisses d’impôts et l’abolition du plancher sur le prix de l’essence. « Mais elles sont éclipsées par des déficits records, l’explosion des coûts du secteur public et une perte complète de contrôle des dépenses gouvernementales. »
Sous Legault, a-t-il précisé, l’emploi dans les secteurs public et parapublic a augmenté de plus de 100 000 postes. « Les dépenses sont passées de 45 milliards à 65 milliards de dollars par année en seulement quelques années », a déclaré Gagnon. « C’est une hausse de 40 %. »
En fin de compte, Gagnon estime que les Québécois attendent plus qu’un simple changement de chef. « Les gens s’attendent à un véritable changement », a-t-il conclu. « Pas seulement un nouveau premier ministre, mais un changement de culture gouvernementale. »
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.