Vente en ligne ouverte de drogues dures annoncée sur Facebook

Des stupéfiants illicites sont vendus — et annoncés — ouvertement sur Facebook, donnant potentiellement aux jeunes la possibilité d’acheter des drogues dangereuses sur un marché noir en ligne. Les vendeurs rassurent également les acheteurs en affirmant qu’en vertu de la Loi sur la Société canadienne des postes, la police ne peut pas intercepter le courrier à moins qu’il ne représente une menace à la sécurité nationale.

Mise à Jour: Bien que Maxime Lacasse soit crédité comme ayant été le premier à révéler cette histoire, The Star, grâce à ses importantes subventions gouvernementales, a publié le 9 novembre sa propre enquête menée sur plusieurs mois au sujet des publicités, soit quatre jours avant Radio X.


Des drogues dures, dont la cocaïne, la kétamine et la MDMA, sont ouvertement annoncées sur Facebook et livrées au domicile des acheteurs via Postes Canada, ce qui soulève des inquiétudes concernant la sécurité publique et la surveillance. Le phénomène a d’abord été mis en lumière par Maxime Lacasse, journaliste à Radio X au Québec, qui a fourni des éléments clés pour ce reportage.

Ce qui est incroyable, c’est que Facebook a lui-même exposé toute l’affaire par accident, car ces entreprises commanditent des publicités payantes sur la plateforme. Ces annonces apparaissent dans les fils d’actualité des utilisateurs — ce qui signifie que des enfants pourraient facilement les voir.

En utilisant des images générées par IA, les criminels peuvent souvent contourner les systèmes de modération automatisés de Facebook.

Lorsque nous avons contacté Facebook, l’entreprise a déclaré que ce contenu violait ses politiques et qu’elle avait déjà supprimé des publications similaires détectées par ses outils automatisés.

Facebook a ajouté qu’il travaille avec des organisations à but non lucratif, les forces de l’ordre et d’autres plateformes pour traiter le problème. Mais à ce jour, ces publicités apparaissent toujours.

En cliquant dessus, on découvre plusieurs sites qui semblent tous fonctionner de la même manière. Beaucoup utilisent des extensions de domaine comme .nu ou .cc — basées respectivement en Suède et en Virginie, aux États-Unis. Ces domaines sont connus pour leurs faibles exigences d’enregistrement, ce qui facilite l’anonymat des opérateurs et complique leur traçabilité.

J’ai contacté l’entreprise suédoise responsable du domaine .nu pour lui demander si elle savait que ses domaines étaient utilisés à des fins illégales et si elle collaborait avec les forces de l’ordre. Pour l’instant, aucune réponse.

Ces sites offrent un véritable menu de drogues illégales. Ils affirment que leurs produits sont « testés en laboratoire en Espagne », bien qu’il soit évidemment impossible de vérifier si ces tests sont réels ou fiables. Ils tentent également de rassurer les acheteurs en affirmant qu’en vertu de la Loi sur la Société canadienne des postes, la police ne peut pas interférer avec le courrier à moins qu’il ne représente une menace à la sécurité nationale.

Ils promettent une expédition discrète par Xpresspost, livrée en 2 à 3 jours ouvrables, scellée dans des sacs mylar étanches aux odeurs et un emballage sous vide pour plus de « confidentialité ».

L’un des produits porte même la marque « Sinaloa’s Finest », en référence au cartel mexicain notoirement violent. La question est : sont-ils réellement liés au cartel ? Utiliser le nom d’un cartel sans autorisation est une démarche extrêmement risquée.

Postes Canada nous a affirmé que la sécurité du courrier est prise au sérieux et qu’ils s’appuient sur une équipe d’inspecteurs postaux hautement qualifiés qui travaillent en étroite collaboration avec les services de police du pays. Ils ont ajouté que la Loi sur la Société canadienne des postes leur permet d’inspecter les objets postaux — autres que les lettres — lorsqu’ils ont des motifs raisonnables de croire qu’ils contiennent des articles inadmissibles comme des drogues illicites.

Ils ont également fourni des chiffres : sur environ 64 milliards de colis et d’objets postaux livrés en 2024, seulement 5 662 ont été retirés, soit 0,000088 %. En d’autres termes : la grande majorité des envois illégaux passent probablement inaperçus.

Ces sites ne se contentent pas d’afficher des centaines d’avis de clients. Sur Reddit, des utilisateurs discutent ouvertement du fait qu’ils reçoivent leurs commandes sans problème. Maxime Lacasse a même parlé à quelqu’un qui a confirmé avoir commandé et reçu des drogues illégales à partir de l’un de ces sites.

Lorsque Maxime a contacté la GRC, on lui a dit qu’il ne s’agissait pas d’un dossier qu’ils enquêtaient et qu’il devrait plutôt joindre la police provinciale du Québec.

La Sûreté du Québec lui a ensuite indiqué qu’elle n’enquêtaît pas non plus sur ces cas, car sa priorité est la pédocriminalité.

Ainsi, pour le moment, aucune agence policière ne semble enquêter activement sur ce marché de drogues accessible ouvertement sur les réseaux sociaux — un marché sur lequel des enfants pourraient tomber et qui pose de graves risques pour la sécurité publique.

PETITION: Help, Not Harm!

7,267 signatures
Goal: 10,000 signatures

Please sign our petition calling on Mark Carney to get people the treatment they need for their addictions instead of encouraging even more hard drug abuse.

Will you sign?

Alexandra Lavoie

Quebec based Journalist

Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.

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